Tiens ferme ta couronne, ou la vision du daim blanc, entretien avec Yannick Haenel (4/8)

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Yannick Haenel, par Richard Dumas, courtesy Galerie Polka, Paris

La publication d’un nouveau roman de Yannick Haenel est un événement, non au sens du tapage produit par le manège médiatico-littéraire, mais au sens d’un combat renouvelé contre le mal, et les possibilités de salut.

Dix ans après Cercle, voici de nouveau Jean Deichel, narrateur de Tiens ferme ta couronne, cherchant à rencontrer le réalisateur américain Michael Cimino pour lui confier le scénario qu’il a écrit, The Great Melville, un hommage à l’auteur de Moby Dick, le plus grand des romanciers, un prophète.

Roman ésotérique dont la dimension comique est une voie spirituelle, Tiens ferme ta couronne célèbre les noces du cinéma et de la littérature, soit une dimension de parole affectant profondément l’entièreté du réel.

Ecrire un roman d’envergure n’est donc pas, bien entendu, qu’une petite affaire personnelle, mais une façon de faire venir les éclairs dans un monde enténébré.

Pendant plusieurs jours, Yannick Haenel et moi discuterons de ce livre, dont l’importance s’avère d’ores et déjà considérable.

Regardez bien autour de vous, rien n’a changé, tout a changé.

Tiens ferme ta couronne est le titre de votre livre, mais n’est-ce pas aussi une injonction proustienne ? Comment faire pour ne pas être expulsé du royaume des élus ? La fermeté est-elle de l’ordre d’une endurance spirituelle ?  

J’ai effectivement trouvé le titre dans Proust : dans ses Carnets. Mais cette phrase, il l’a lui-même recopiée de l’Apocalypse de Jean. C’est un énoncé avec lequel je joue depuis des années, il fait partie de mes phrases-talismans. Je crois même qu’on l’a placée il y a longtemps, François Meyronnis et moi, en exergue d’un numéro de Ligne de risque. C’est pour vous dire qu’elle vient de loin, et que j’ai eu tout mon temps pour décider que c’était elle et pas une autre qui déclencherait ce roman (car un titre est aussi une première phrase — la vraie première phrase du livre).

De quelle royauté le narrateur de mon roman est-il donc le porteur ? S’il y en a bien un qui ne possède rien, c’est lui. Son royaume est vide : à presque cinquante ans, il vivote dans un studio, sa vie sociale semble un désert, et il passe son temps, allongé sur son divan-lit, à visionner des films en buvant de la vodka et de la bière. Mais comme vous le savez, le royaume peut prendre des formes saugrenues, voire peu reluisantes, et n’être pas plus étendu qu’un grain de moutarde. Bref, si cet homme est roi, il a oublié qu’il l’est ; et ce que raconte le roman, c’est comment la couronne va lui revenir — comment il va retrouver un peu de lumière autour de sa tête.

Alors roi de quoi, finalement ? C’est sans doute le mystère du livre, celui autour duquel tourne un collier de motifs que j’ai pris soin d’entrelacer en empruntant l’allure de la comédie. Car l’élément équivoque dans lequel baignent les journées et les nuits du narrateur n’entame en rien la limpidité de son âme ; et cette histoire raconte, en filigrane, ce que peut subir une âme sans se perdre.

Vous parlez d’élection. « Être élu », personne ne sait ce que ça veut dire, et même si la grâce intervient dans le livre, si la substance des phrases qui sortent de la tête du narrateur émanent en quelque sorte du salut lui-même — lequel l’enjoint à se sortir d’un monde qui se referme sur lui comme un tombeau —, la souveraineté dont je parle, et dont sa personne est quand même auréolée (ne serait-ce que par l’espèce d’innocence qu’il y a dans sa fatigue) relève plutôt de l’expérience : d’une exposition à ce qui ouvre sa vie au sacré. Est-ce la mort, comme dans le mythe du roi du Bois, dont il va épouser la démarche au fil du roman ? Peut-être avant tout ce feu qui habite le langage — cette endurance au risque qu’on découvre lorsqu’on se met à vivre dans les phrases.

Cette endurance contient une liturgie. J’aime bien raconter les emplois du temps, car le profane et le sacré se nouent dans les détails — dans la ritualisation, parfois comique, de notre usage des journées. Au début, Jean Deichel peut apparaître d’une certaine manière comme un homme déchu, un looser, mais il n’a pas pour autant été destitué de sa vie. Au contraire, celle-ci se double d’une dimension mystique : il y a bel et bien un mystère qui, dans sa vie, le transmet au sacré ; il y a bel et bien, autour de sa personne, d’étranges protections qui relèguent chez lui les impacts négatifs au second plan, et lui procurent cette « nouvelle nuance de joie » dont parle Proust, qui est la marque de la grande innocence.

Même les péripéties les plus foireuses appartiennent au monde de l’esprit : Jean Deichel, titubant ivre mort, à moitié nu, dans les couloirs d’un musée, ou se battant dans un restaurant avec deux moustachus n’évolue-t-il pas, sans le savoir, dans une histoire sacrée ? J’ai voulu faire apparaître combien la densité spirituelle d’une existence relevait non seulement de l’imperceptible, mais pouvait toucher les zones où seule la drôlerie accède. Il ne tient qu’à chacun de vivre selon la parole, d’habiter la région de l’être qui lui est propice, et de régner sur son âme. Car à la fin, il s’agit très simplement de cela : être roi, c’est avoir une âme. Mon livre raconte l’histoire de quelqu’un qui, à la faveur des épreuves, va élargir la frontière de son âme (et cela suppose d’aller vers la lumière, mais aussi de ne pas se détourner de l’obscurité).

Alors, « tenir bon » est en effet un programme éthique, certes minimal, mais crucial : il s’agit de ne pas perdre son âme. C’est-à-dire de demeurer dans la vérité. Rien n’est moins simple, et les aventures, ou plutôt les mésaventures de Jean Deichel, montrent bien comment, si l’on baisse la garde, on se trouve sans cesse absorbé par l’enfer. Vous savez que la couronne est la représentation du temple ; c’est Jérusalem sur sa tête. Et en même temps, c’est la nuit, les étoiles et l’ivresse. Voilà : il ne faut pas cesser de croire en son étoile, sinon on rampe en enfer.

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Michael Cimino, par Richard Dumas, courtesy Galerie Polka, Paris

Vous adoptez comme dans Cercle une structure tripartite. Que vous autorise le chiffre trois ? Votre narrateur voit apparaître des triangles de noms qui sont des formules magiques, des sortes de contrepoisons.

C’est vrai que le 3 revient sans cesse. C’est la vieille alchimie narrative. Je fais toujours ça : donner trois coups sur la page avec mon bâton de sorcier, c’est de la magie simple ! J’imagine que le 3 me protège : il déborde les alternatives, aussi bien que les équilibres et déséquilibres trop prévisibles du balancier.

Dans la construction du livre, je ne l’avais pas prévu, c’est venu en l’écrivant, mais il faut croire que ça relève d’une structure intime : il faut trois points pour faire une forme, non ? Il y a donc d’abord la partie, assez statique, quoique rocambolesque, qui se passe dans le studio du narrateur, où il raconte sa rencontre avec Michael Cimino et ses visionnages obsessionnels : c’est la partie des FILMS ; puis une partie qui se passe entièrement de nuit, dans la brasserie Bofinger, où chaque personnage prend la parole : c’est la partie des HISTOIRES ; enfin une partie « action », plus mouvementée, rapide, sombre, tragique, et sans doute plus mystérieuse : la partie des NOMS.

Le 3 intervient aussi dans la structure symbolique sur laquelle j’ai construit le livre (et la difficulté a été de conduire simultanément tous ces affluents jusqu’au bout — jusqu’à la source —, de tenir l’intensité sans qu’on s’y perde). En effet, il y a trois niveaux dans la narration : le stade-Melville (le manuscrit du scénario) ; le stade-Cimino (la rencontre avec le cinéaste) ; le stade-Deichel (les aventures parisiennes). Ces trois étages coïncident à la fin lorsque le narrateur se met à écrire, et que Melville, Cimino et Deichel ne forment plus qu’une seule tête (le couronnement a lieu dans le lac — par le lac qui entoure la tête enfin délivrée de Jean Deichel).

Cette histoire de transmission est aussi une fable mystique : la littérature (Melville) en passe par le cinéma (Cimino) pour devenir enfin de la littérature (Deichel). D’ailleurs Michael Cimino est lui-même passé du cinéma à la littérature (et l’on voit bien que derrière le cinéma, lorsque l’écran tombe, il y a la parole).

Les triangles, je ne sais pas. Faire des triangles avec les noms, avec les angles des bancs et le tronc des arbres, c’est un peu psychotique, non ? J’avance ainsi de phrase en phrase, j’essaie d’y voir de mieux en mieux, et de petits miroirs tournent dans les rues pour moi. Je pourrais très bien dire que ces triangles, c’est Dieu qui me parle. Mais c’est pour rire, bien sûr.

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Le Lac de Némi, réalisation Yannick Haenel

L’écriture, quand on est Melville, Kafka, Lowry, Joyce, Hölderlin, Walser, Beckett, Hamsun, Proust, Dostoïevski, ou Haenel, est-elle de l’ordre d’un sacrifice blanc, lumineux, quand le monde ne cesse de brûler vainement d’un mal glacé ?

La procession des noms d’écrivains sur laquelle débute le roman, et qui informe chacune des phrases du livre comme une jouissance, c’est une prière personnelle. C’est comme dans la Bible ou dans l’Iliade : on invoque le nom des ancêtres, des prédécesseurs, pour inséminer le récit.

Du coup, tout a lieu en effet sur un plan spirituel. On croit avancer parmi les détails du jour et de la nuit, on s’imagine garder le gentil chien du voisin, et contenter sa solitude dans le visionnage de films de guerre américains, mais en réalité on se consacre à quelque chose d’autre : on participe à un combat incessant dont l’invisibilité couvre le déchaînement. La parole brûle en nous en continu, elle garde le feu. Jean Deichel est une sorte de prêtre. C’est un ardent. Il récite ses formules, il combine des trucs bizarres dans son coin, fabrique d’étranges combustions dans sa chambre-grotte pour conjurer la consumation criminelle du monde. Je crois que chaque parole, chaque phrase, chaque geste opère sur le monde et le fait pencher d’un côté ou de l’autre : c’est pourquoi TOUT EST IMPORTANT. Rien n’est négligeable : un mauvais livre, un mauvais film font du mal. La lutte est incessante pour rétablir l’assise. Jean Deichel, allongé sur son divan-lit, les yeux rivés sur les films du monde, ressemble à ces tsaddiks du mouvement hassidique qui dans la solitude d’une maison d’études en Pologne orientale ne cessaient de réciter les noms de Dieu pour contrebalancer la venue de l’Antéchrist.

Jean Deichel a l’air d’un fou compulsif, mais à notre époque la folie est un masque très efficace. Car il est enveloppé tout entier dans cet impartageable qu’est la brûlure du sacrifice : ses actes sont destinés à son dieu, c’est-à-dire à la possibilité d’une ouverture ; le foutoir de sa vie dissimule en réalité un culte, témoin l’ordonnancement de sa chambre, rangée autour d’une muraille de papyrus qui en délimitent l’aire sacrée, et tournée vers les fétiches qui déclenchent sa liturgie. Que fait-il réellement lorsqu’il visionne jusqu’à quatre films par jour ? Que voit-il en regardant mille fois Apocalypse now ?

Vous écrivez : « Ma tête est une forêt de noms propres, d’où ma fatigue. » Que penser de la démesure dans la fatigue de qui semble en permanence convoqué par les noms ? Tiens ferme ta couronne n’est-il pas une catabase permettant la traversée de la folie de son héros ?

Oui, Tiens ferme ta couronne est une catabase qui croise, dans le souterrain, une abondance de délires. Pour affronter la folie de l’époque, sans doute faut-il être plus fou que celle-ci. Je crois que je cite à un moment cette parole de saint Paul : « Devenir fou pour devenir sage ». Je ne sais pas si la sagesse doit venir, mais en tout cas il semble urgent de déborder la folie du jour.

Le narrateur du livre est quelqu’un qui a soif — il a vraiment soif : il ne se satisfait de rien, il lui en faut toujours plus, et je ne parle pas que d’alcool. Les libations ne font qu’allumer chez lui un site pour l’arrivée des expériences excessives. Il y a des alcools plus brûlants que ceux qu’on avale ; et chez lui, l’excès est d’abord l’élément pour ainsi dire naturel dans lequel il évolue (ce qui ne contredit pas le déroulement relativement calme de ses journées). Le roman raconte comment un type un peu dingo vit dans une routine qui va être perturbée (par un scénario, par un chien, par une femme) : le livre prend alors figure de course : il s’agit de retrouver l’objet perdu avant qu’il ne soit trop tard. D’où le caractère tragique dans lequel cette comédie de la frénésie se met à basculer. Ce que Jean Deichel va chercher dans la nuit, lorsqu’il recueille les histoires de Pointel, d’Isabelle Huppert et de Léna Schneider, lorsqu’il glisse dans un enroulement érotique, lorsqu’il entre dans la chasse, c’est le visage extatique de la vérité — de cette aléthéia qui est annoncée dès les premières pages, à travers une émission de radio. Une mise en abîme incessante de sa gueule de bois lui ouvre alors des perspectives sur le monde de l’horreur. À travers sa descente, il voit par exemple un lac de sang en plein milieu de Paris. La catabase elle-même est un sacrifice : ce qu’on perd nous rapproche de la vérité.

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La Reine de Némi, réalisation Yannick Haenel

Votre utilisation de la parenthèse ne participe-t-elle pas d’un jeu de voix et de décalages porteur d’une attitude assez bouffonne, au sens d’Arthur Rimbaud, propice aux fous-rires intérieurs ?

Oui, les parenthèses, j’aime bien. Elles suscitent un décalage dans la voix, et c’est vrai que les tonalités de ce livre sont variées ; une telle diversité de registres est propice au cocasse, au farfelu, à l’autodérision. Je me suis amusé à plonger mon narrateur dans des affres qui sont aussi effrayants que drolatiques. C’est peut-être de la pudeur. En tout cas, la drôlerie est l’un des modes de l’intarissable.

Tiens ferme ta couronne est un livre multipliant les scènes comiques, et même burlesques. Que dévoile chez vous la nécessité du passage par l’humour ? Une sortie des crimes fondant l’histoire des sociétés ? Vous écrivez : « A l’intérieur de chaque instant il y a un crime. », mais peut-être aussi une possibilité de rire considérable, qui est le contraire de celui de Tot hurlant de joie en entendant cette phrase : « I love the smell of napalm in the morning. »

Je suis heureux que vous trouviez ce roman drôle. L’humour est pour moi le signe de l’excellence. J’en suis donc très honoré. L’essence du rire, Baudelaire l’a pointée, c’est un grand jeu avec le démon. Alors vous avez raison : le rire est sans doute la véritable sortie hors du crime — sa conjuration réelle. L’humour est aussi la forme la plus intelligente de l’amour (et l’amour consiste à voir tout, chez quelqu’un mais aussi dans le monde). Le narrateur de ce livre est entièrement animé, et même porté, euphoriquement, par une autodérision qui lui fait vivre chacune de ses aventures à la fois sur la pointe de l’absolu (en recueillant chaque détail comme si le poème de sa vie en dépendait), et en en contestant le sérieux. Et de fait, les deux sont vrais en même temps : ce qu’il vit est absolu, et mieux vaut en rire. Voilà : il vit chaque chose deux fois, donc plus intensément.

J’ai toujours trouvé, en lisant la vie des saints, que leurs aventures étaient à mourir de rire. Ils sont dans des situations impossibles, ils ont l’air de fous furieux, dialoguant avec des animaux, s’infligeant des humilités absurdes, radicalisant l’inadaptation fondamentale des humains à l’existence. Dieu aime sans doute la comédie. J’aurais rêvé de voir Buster Keaton jouer saint François d’Assise.

Pourquoi l’expression de Gustave Flaubert « se monter le bourrichon » vous plaît-elle autant ?

C’est une manière plaisante qu’a Flaubert de parler de la combustion propice à l’écriture — de la foi. Il faut y croire pour y aller, sinon on n’y va pas. Non seulement il faut avoir un désir bien trempé pour se mettre chaque matin à écrire, mais il faut aussi s’inventer ce désir, se le raconter, se la jouer un peu : si l’on ne projette pas un peu de cinéma sur l’instant de l’écriture, si l’on ne se chauffe pas mythologiquement, on n’y arrivera pas (car l’écriture n’est pas une « pratique », comme disent les sociologues, ni même une « activité » — ça me dégoûte quand ils parlent de mon soi-disant « métier d’écrivain ».)

« Se monter le bourrichon », comme dit Flaubert, c’est se préparer au grand jeu. Une chose si impérieuse, si énorme, ne peut s’avouer qu’à la rigolade, avec auto-dérision. Mais il ne faut pas oublier que dans son cas, il écrivait ça, dans sa correspondance, pour impressionner sa maîtresse Louise Colet.

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La Reine de Némi, réalisation Yannick Haenel

Dans l’invention des deux personnages à la moustache, n’y a-t-il pas une sorte de résurgence du plaisir enfantin de qui a lu avec passion les aventures de Tintin au pays du Procès de Kafka ?

Oui, vous avez repéré que les deux moustachus faisaient signe vers le délire tintinophile des Dupont (t et d). Ils sont également tout droit sortis, en effet, de la première scène du Procès de Kafka, lorsque deux types s’introduisent dans l’appartement de Joseph K., lui dévorent son petit-déjeuner et viennent l’arrêter jusque dans sa chambre.

Ce sont les figures familières et folles (doucement dingues) du mauvais réveil : comme si l’on avait raté l’ajustement entre la sortie du sommeil et l’entrée dans la veille, et que l’on évoluait dans un monde intermédiaire, où font retour, sur le mode de la paranoïa burlesque, les souvenirs légendaires de l’enfance.

Il y a une dimension très enfantine dans ce livre, c’est vrai : celle qui nous vient des récits, du plaisir de faire durer l’histoire, de faire délirer les identités, de se concevoir comme un héros. La catastrophe y est sans cesse amortie par des bouffées d’insouciance (c’est le propre de cet angoissé de Jean Deichel)

Si vous pensez que les deux moustachus viennent de Tintin, alors continuons : Michael Cimino, c’est le Capitaine Haddock (à moins que ce ne soit Pointel), et Sabbat le dalmatien, c’est Milou !

Propos recueillis par Fabien Ribery

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Yannick Haenel, Tiens ferme ta couronne, Gallimard, collection L’Infini, 2017, 350 pages

Entrer chez Gallimard

leslibraires.fr

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Un immense merci à Richard Dumas pour sa générosité.

Exposition Richard Dumas à la Galerie Polka (Paris), du 9 septembre au 28 octobre 2017

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